Les fêtes font ressurgir notre enfant intérieur

Les fêtes de fin d’année sont des moments riches en émotions, certaines sont très agréables, et d’autres…beaucoup moins

Savourez encore les moments ou votre enfant intérieur s’est réjoui des retrouvailles, des rires et de la chaleur du cocon, et prêtez attention à ces moments  où vous avez été bouleversé,  où vous avez surréagi, ces moments où la charge émotionnelle n’était pas en rapport avec la banalité apparente de l’événement, ces moments où vous vous êtes senti coincés, dans une impasse, ou plombés, rejetés, ou hors de vous… ces moments où vous auriez volontiers accuser l’événement ou la personne extérieure qui nous semblait être  à l’origine de cet état intérieur…

Il est probable que vous étiez simplement en train de rejouer un scénario que vous avez mis en place depuis fort longtemps. Ce scénario trouve sa source dans l’obligation que ressent l’enfant de satisfaire ou faire plaisir à ses parents (ou ceux qui prenne soin de lui) car il a vitalement besoin d’eux, de leur attention, de leur soutien et de leur amour. A un moment l’enfant se trouve coincé entre l’injonction parentale (qui peut être explicite ou implicite) et son désir profond. S’il suit son désir profond, il rompt le lien avec le parent (croit-il) ce qui fait naître en lui une profonde tristesse, et de la peur; s’il se soumet à l’injonction parentale, il rompt le lien avec lui même, ce qui fait également naître une profonde tristesse. L’enfant se trouve alors face à un abîme de tristesse, de peur et de colère (née de la frustration d’être obligé de satisfaire l’injonction parentale).

Alors quand les relations avec vos proches (car c’est souvent avec eux que cela se passe) vous mettent dans un abîme d’émotions désagréables, observez que c’est l’enfant en vous qui souffre car il lit la situation actuelle avec sa conscience d’enfant et il rejoue le scénario parental. Vous, adultes, accueillez alors cet enfant intérieur avec bienveillance, si besoin faites vous aider ou trouver les livres pour vous accompagner, mais laissez le à sa juste place. Vous n’êtes plus en enfant, votre interlocuteur n'est pas votre père ou votre mère d'alors, vous n’êtes plus dans la même situation de dépendance, vous avez des cartes en main et vous agissez d’égal à égal, vous avez la capacité d’exprimer ce que vous ressentez et  mettre la situation en perspective, la capacité de choisir et de décider pour vous, ...Objectivement, il ne peut rien vous arriver…Je vous souhaite une belle année d’intimité avec vous et de bienveillance avec votre enfant intérieur.

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Commentaires : 2
  • #1

    Danielle Taillefer (mardi, 19 janvier 2016 14:06)

    Merci beaucoup Hélène pour ce joli texte délicat et intense à la fois. A lire et relire. Je t'embrasse

  • #2

    Joël (samedi, 12 novembre 2016 17:00)

    Bonjour et merci pour ce partage tellement vrai.

    J'ai fait un voyage.

    J'étais âme et esprit, parfaitement calme et conscient d'être vivant,
    et j'étais à environ 3 mètres au dessus de mon corps physique,
    couché sur le dos sur l'herbe,
    lequel était parcouru de circuits électriques couleur de lumière or,
    qui couraient dans les méridiens principaux et secondaires à grande vitsesse et sans cesse.
    De plus il y avait un enfant, mon enfant intérieur qui avait mon physique à environ 3 ans, il riait et courait en même temps, sur l'herbe d'une montagne.

    J'étais quatre : mon corps physique de matière, mon âme dans mon esprit, et mon enfant intérieur qui éclatait de joie de vivre.